Les français et la lecture 2017

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La semaine passée, le Centre National du Livre a communiqué les résultats de son enquête « Les français et la lecture 2017″. Je ne sais pas si vous en avez pris connaissance. A toutes fins utiles je vous partage si après la synthèse de l’Ipsos et vous joint en bas de ce billet le lien vers le CNL et le résultat complet de l’enquête ! 
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 » Les Français et la lecture en 2017 : les pratiques numériques progressent
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LES FRANÇAIS LISENT TOUJOURS AUTANT…
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Malgré un contexte de crise et de ralentissement du marché du livre depuis plusieurs années, les Français sont toujours aussi nombreux à lire des livres.
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84 % se déclarent spontanément lecteurs de livres : 24 % considèrent même en lire beaucoup (37 % moyennement, 24 % peu et 16 % pas du tout)

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Après précision des genres littéraires, ce taux de lecteurs augmente. Comme en 2015, 9 Français sur 10 ont lu au moins un livre au cours des 12 derniers mois, quel que soit son genre littéraire. À noter que les Français lisent le plus souvent les livres dans leur intégralité, cependant certains genres, comme les livres pratiques, se lisent par bribes et d’autres, comme le dictionnaire, sont seulement consultés.
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Ils lisent toujours aussi régulièrement (49 % lisent tous les jours ou presque) et la répartition des types de lecteurs (petits / moyens / grands) est stable. Comme en 2015, 28 % des Français sont de grands lecteurs (plus de 20 livres lus au cours des 12 derniers mois).
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Les pratiques de lecture actuelles des Français sont largement dépendantes de ce qui leur a été transmis par leurs parents durant leur enfance :
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20 % des français dont les parents ne lisaient jamais de livres sont aujourd’hui non lecteurs, comme leurs parents…  

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36 % des français dont les parents lisaient souvent des livres sont aujourd’hui de grands lecteurs.

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Le nombre de livres lus (papier + numérique) a sensiblement augmenté entre 2015 et 2017, passant de 16 à 20 livres (+4 livres). Cette augmentation s’explique à la fois par des grands lecteurs plus friands de livres papiers qu’en 2015 et par une nette progression de la lecture de livres numériques.
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Des grands lecteurs plus lecteurs de livres papiers :
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Au global, 17 livres lus au format papier déclarés en 2017 vs 14 en 2015 : +3 livres lus → Chez les grands lecteurs, 52 livres lus au format papier en 2017 vs 42 en 2015 : +10 livres lus.

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Ces grands lecteurs de livres papiers se caractérisent toujours par un profil très féminin, diplômé et plutôt âgé mais, par rapport à 2015, ce profil a tendanciellement rajeuni grâce à une plus grande proportion d’étudiants (12 %, +6 pts).

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Une nette progression de la lecture de livres numériques :
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24 % de lecteurs de livres numériques en 2017 vs 19 % en 2015 : +5 pts.

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3 livres lus au format numérique en 2017 vs 2 en 2015 : +1 livre.

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Le lectorat de livres numériques s’est considérablement féminisé et est désormais composé d’autant d’hommes que de femmes. Comme en 2015, ce lectorat est plutôt jeune, diplômé et CSP+.
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LES MODES D’ACCÈS AUX LIVRES ONT FORTEMENT ÉVOLUÉ
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L’achat de livres neufs est resté stable par rapport à 2015 (80 % des lecteurs ont acheté des livres neufs) mais d’autres modes d’accès aux livres (prêts, cadeaux, occasions) affichent une très forte progression.
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Plus du tiers des lecteurs ont eu recours à l’achat d’occasion en 2017 (+8 pts). Cette progression de l’achat d’occasion en 2017 est surtout forte chez les 35-49 ans (40 %, +10 pts).

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Et plus des ¾ de ces lecteurs ont également emprunté ou reçu un livre en cadeau (+5 pts).

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La fréquentation des bibliothèques et médiathèques est restée stable par rapport à 2015 : 45 % des Français empruntent des livres en bibliothèque / médiathèque. Cette fréquentation est toujours plus élevée chez les femmes que chez les hommes et chez les 15-24 ans que chez les 25-34 ans. Le non emprunt de livres en bibliothèques s’explique toujours autant par le besoin de posséder les livres que l’on lit. Par ailleurs, le développement de l’offre de livres numériques en bibliothèques semble avoir été perçu, puisque seulement 5 % des « non-emprunteurs » regrettent que les bibliothèques ne proposent pas des livres numériques (-3 pts vs 2015).
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Les librairies et les grandes surfaces culturelles sont toujours les lieux d’achat privilégiés pour acheter des livres… mais les usages se sont fortement diversifiés au détriment des librairies, en baisse. Les grandes surfaces culturelles et la vente en ligne affichent les plus fortes progressions (+7 pts vs 2015)
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Cette baisse des achats en librairie s’explique par…
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Une plus forte fréquentation des sites de vente en ligne par les femmes et les 25-34 ans. L’augmentation des achats de livres sur Internet a été importante chez les femmes (+12 pts vs 2015) et les 25-34 ans (+9 pts vs 2015). Parallèlement, les plus fortes baisses d’achats en librairie concernent également ces deux populations : -6 pts vs 2015 pour les femmes ; -13 pts vs 2015 pour les 25-34 ans.

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Une méconnaissance persistante de la loi sur le prix unique du livre. 32 % des non-acheteurs en librairies pensent que les livres y sont plus chers qu’ailleurs.

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Comme en 2015, les acheteurs de livres peuvent aussi bien préméditer leurs achats que réaliser un achat d’impulsion sur le point de vente. Le choix d’un livre en amont du point de vente est toujours fortement motivé par l’envie de lire un auteur et les recommandations des proches. Sur le point de vente, l’achat d’impulsion est toujours fortement déclenché par le sujet du livre et son résumé. Si les femmes restent toujours plus sujettes que les hommes à l’achat d’impulsion, elles anticipent leurs achats plus qu’en 2015 et attachent plus également plus d’importance aux recommandation des internautes (+5 pts).
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LES FRANÇAIS LISENT POUR LE PLAISIR MAIS PAS UNIQUEMENT…
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Globalement, les principales motivations de lecture restent identiques à 2015.

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L’approfondissement des connaissances (1), le plaisir (2), l’évasion (3) et la détente (4) restent les principales motivations. Selon le sexe, ces motivations varient toujours fortement : les hommes lisent en priorité pour approfondir leurs connaissances, alors que les femmes le font davantage pour s’évader et se détendre.
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Il est toujours très important pour les Français que la lecture soit une source de plaisir. Cette importance accordée au plaisir de lecture est toujours plus forte pour les femmes que pour les hommes, chez qui elle a progresse néanmoins (+6 pts vs 2015).
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Globalement, les Français lisent de plus en plus pour leurs loisirs (96 % ; +3 pts vs 2015) et moins exclusivement pour leur travail (4 % ; – 3 pts vs 2015)
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Les hommes lisent de plus en plus pour leurs loisirs (+5 pts) et moins pour leur travail.

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Par ailleurs, si les jeunes de 15 à 24 ans lisent toujours de manière plus contrainte du fait des impératifs liés à leurs études, ils sont cependant de plus en plus nombreux à lire aussi pour leurs loisirs (+12 pts vs 2015).

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Moment propice à la détente, le soir avant de se coucher, reste toujours le moment privilégié de lecture des Français.
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Plus fortement encore qu’en 2015, la lecture apparait comme une valeur refuge permettant aux Français de s’évader (+4 pts vs 2015), d’oublier le reste (+5 pts vs 2015), mais aussi de mieux comprendre le monde qui les entoure (+4 pts vs 2015).
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L’évolution des genres de livres lus traduit ce besoin d’évasion, de détente et de détachement… Si les romans restent toujours les genres de livres les plus lus (69 % des Français ont lu au moins un roman au cours des 12 derniers mois), les livres pratiques (59 %, +4 pts vs 2015), les livres pour enfants (39 %, +5 pts vs 2015) et les livres sur le développement personnel (31 %, +5 pts vs 2015) affichent de nettes progressions. Parallèlement, ils sont moins lecteurs de livres de reportages d’actualité (28 %, -5 pts vs 2015). 
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Globalement, les Français semblent également avoir de plus fortes attentes en matière d’apprentissage par rapport à 2015, tant pour eux-mêmes que pour les autres : 30 % des Français offrent des livres pour transmettre un savoir (+5 pts vs 2015), notamment les 65 ans et plus (+13 pts).
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DES FRANÇAIS QUI AIMERAIENT LIRE PLUS MAIS QUI MANQUENT DE TEMPS…
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Comme en 2015, les Français souhaiteraient lire davantage. Un sentiment stable et partagé aussi bien par les hommes que les femmes. Pourtant la dynamique de lecture de lecture reste globalement en baisse.

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Les Français justifient ce décalage entre leur volonté et la réalité de leur pratique par le manque de temps associé à la concurrence d’autres loisirs. En effet, le temps consacré par les Français à la lecture est très largement contraint par les nombreuses autres activités qu’ils pratiquent.

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Ces activités ou autres loisirs sont toujours très disparates selon l’âge et le sexe. Si les jeunes pratiquent plus d’activités en ligne et sortent plus avec leurs amis, les plus de 65 ans concentrent davantage leurs loisirs sur les médias traditionnels (TV, magazines / journaux, radio) et les sorties culturelles.
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Par rapport à 2015, la concurrence des activités « digitales » s’est nettement renforcée. Les Français, notamment les femmes (+6 pts vs 2015) et les 25-49 ans (+13 pts vs 2015), fréquentent de plus en plus les réseaux sociaux (+6 pts vs 2015).
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Signe également de l’importance croissante de cette digitalisation des pratiques, les avis sur les sites Internet (+4 pts vs 2015) et les discussions sur les réseaux sociaux (+3 pts vs 2015) constituent de plus forts leviers d’incitation à la lecture. Ce constat est encore plus fort chez les 15-24 ans qui déclarent que les discussions sur les réseaux sociaux (42 %) et les avis sur Internet (39 %) les inciteraient à lire davantage.
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Ce manque de temps chronique et cette digitalisation des pratiques favorisent une diversification des circonstances de lecture par rapport à 2015. Si la lecture se pratique toujours autant à domicile, elle se pratique également plus hors de chez soi, notamment dans les lieux publics et les transports en commun (+5 pts vs 2015). Cette progression de la lecture « hors les murs » est surtout portée par les hommes (+8 pts vs 2015) et les 25-34 ans (+11 pts vs 2015).
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Finalement, s’ils avaient plus de temps, près des ¾ des Français s’accordent à dire qu’ils liraient plus. Sans cette contrainte de temps, la lecture serait d’ailleurs l’une des trois principales activités privilégiées par les Français, avec les sorties entre amis et les sorties culturelles.  »

Source : http://www.centrenationaldulivre.fr/fichier/p_ressource/12362/ressource_fichier_fr_les.frana.ais.et.la.lecture.2017.03.20.ok.pdf

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