Masculin-Masculin (12)

…….. !!

 

Le retour en grâce de l’Homme nu dans l’Art, « dans tout l’éclat de sa beauté », est intimement lié à la libération des moeurs qui nous permet d’assumer en toute liberté notre Désir du corps masculin, tant dans des regards féminins que masculins !! Des artistes tels que Cadmus ou Cocteau sont largement à l’origine du vent « re-nouveau » .

 

mm12

« Le Bain » de Paul Cadmus

Masculin-Masculin (11)

Saint-Sébastien …

 

L’un des grands « pretextes » à la représentation du corps masculin est « Saint-Sébastien, ce saint populaire, symbole du martyr survivant à son premier supplice, incarne la victoire de la vie sur la mort. … En alliant la nudité à la persécution, l’artiste trouve là un alibi à peindre l’anatomie masculine en faisant, au fil du temps, passer la souffrance en second plan, derrière la sensualité …

 

Saint-Sebastien-expirant-1789-Francois-Xavier-Fabre-National-Gallery-of-Australia

Saint-Sébastien, Fabre

Masculin-Masculin (10)

« Dans la douleur …

Les écarts que s’autorisent les artistes à l’égard des normes classiques leur ouvrent de nouvelles perspectives pour une représentation plus expressive du corps dans le tourment ou la souffrance. Le déclin du nu académique et de la tempérance classique explique une prédilection pour les supplices, comme celui d’Ixion condamné par Zeus à rester attaché à une roue en flammes dans une rotation infinie. Les contorsions du corps peuvent également exprimer des tourments plus psychologiques. La douleur du corps masculin participe naturellement des enjeux de pouvoir entre homme et femme dans la période contemporaine : le corps nu peut être avilissant et, dans certaines conditions, de nature à remettre en cause la virilité et la domination masculine. Il n’est pas innocent, à cet égard, que Louise Bourgeois ait choisi une figure masculine pour son Arch of Hysteria.

 

David LaChapelleWould-Be Martyr and 72 virgins© Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris. © David LaChapelle

 

Cependant, le martyre ne suscite pas que des compositions torturées : la mort d’Abel, tué par son frère Caïn dans le livre de la Genèse, semble au contraire nourrir une pose de relâchement ultime caractéristique d’un corps sur le point d’expirer. Cet abandon n’est toutefois pas sans une ambivalence que les artistes soulignent avec détermination : le corps, souvent magnifié et dans une certaine extase morbide, est en effet offert à la délectation du spectateur.

 

Dans ces conditions, la souffrance n’est qu’un artifice pour justifier une nouvelle fétichisation du corps. A l’opposé de cette séduction, des photographes se livrent à des expérimentations pour mettre le corps en morceau, dans une perspective esthétique, voire ludique. »

 

(Extrait de la présentation du Musée d’Orsay)

Masculin-Masculin (9)

« Jeune assis au bord de la Mer », d’Hippolyte FLANDRIN

mm10

Hippolyte Flandrin
« Jeune assis au bord de la me

Ce tableau dégage un sentiment de plénitude,  d’Harmonie entre le ciel et le rivage. L’Homme, entre ciel et mer … L’homme dans le plus simple appareil, libre au coeur de son univers …

Masculin-Masculin (8)

« Le pêcheur à l’Epervier »

Frédéric Bazille

 

mm9« L’inscription du corps nu dans un paysage n’est pas un défi nouveau pour les artistes du XIXe siècle. A bien des égards, il s’agit même d’un élément récurrent de la grande peinture d’histoire et un exercice plastiquement exigeant à l’aune duquel est jugée la maîtrise technique des artistes.
Il s’agit en effet de parvenir à la plus grande justesse dans les correspondances de proportion, de profondeur et d’éclairage entre le corps nu et son environnement. Si le Pêcheur à l’épervier de Bazille est l’une des tentatives les plus abouties – dans un contexte contemporain – de l’inscription d’un homme nu dans une lumière atmosphérique qui devient celle des impressionnistes, il n’en oublie pas pour autant les principes de construction académique.

La nudité masculine dans la nature prend une autre signification à mesure que la société subit les transformations du progrès technique et de l’urbanisation. L’homme est alors à la recherche d’une communion avec la nature, à même de le réconcilier avec les excès et le déracinement engendrés par le monde moderne, tout en se conformant aux théories hygiénistes prônant l’exercice physique et le grand air. « 

(Extrait de la Présentation du Musée d’Orsay)

Masculin – Masculin (7)

« Egalité devant la Mort », 1848

William Adolphe BOUGUEREAU

 

Tableau que j’ai découvert à l’occasion de ce week-end « Masculin-Masculin » …. Un tableau qui interpelle, par sa Beauté et par les incertitudes que suscite le titre de l’Oeuvre … « Egalité devant la Mort » …..

 

mm5 » Toile monumentale et spectaculaire (H. 141 ; L. 269 cm)  représentant un ange de la mort recouvrant d’un linceul le cadavre nu d’un jeune homme. L’image est susceptible de toucher tout un chacun par son évocation du caractère inéluctable de la mort. Cette vision sombre sonne comme une mise en garde, en témoigne cette notation sur un dessin préparatoire : « Egalité. Lorsque l’ange de la mort étendra sur vous son linceul, à quoi vous aura servi la vie si vous n’avez fait le bien sur la terre ». Mais l’égalité dont il est ici question n’est pas tout à fait celle à laquelle aspirent, un peu partout en Europe au cours de l’année 1848, les Libéraux. Bouguereau adhère à une conception conservatrice et profondément religieuse, selon laquelle l’égalité, loin d’être un objectif politique ou social, n’existe que dans l’au-delà. Le tableau nous rappelle donc à la fois les inquiétudes de Bouguereau face aux évolutions politiques de son temps et ses doutes plus personnels quant à son propre avenir. » (Source Musée d’Orsay)