JM ROBERT

(« Nouveaux rivages »,  © JM Robert)

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Il y a longtemps, bien trop longtemps, que pour un tas de « fausses-bonnes » raisons, je ne me suis plus rendue en expo …. 

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L’une des « Bonnes résolutions » que je n’ai pas prises est, devrait être, d’y retourner, le manque étant de plus en plus profond, de plus en plus puissant ….

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Alors voilà, un petit pas …. d’araignée ?, en commençant par … LA toile 😜

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Et j’ai choisi de vous faire découvrir mon coup de ❤ du jour, un jeune artiste plus que prometteur : 

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                     JM ROBERT 

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JM Robert, ou Jean-Maxime ROBERT, est né en 1988 et est originaire de Mâcon. 

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Il commence à s’intéresser à la peinture très jeune, influencé par le Pop-Art et l’Art Urbain. Après des études d’art à Paris (brevet des métiers d’art) il se consacre à la peinture à plein temps, en peignant sur toile, mobilier et dans la rue, et ce en imitant les effets de patine, de salissure et de dégradation qu’il observe sur les façades d’immeubles.

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( « Destinée », © JM Robert)

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Grattage, pochoirs, pinceaux, bombes de peinture, coulures, les techniques et les supports de JM Robert sont très diversifiés.

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Ses fonds abstraits de couleurs vives, flashy, qui reprennent les effets des murs urbains, contrastent avec le noir du graphisme par lequel il saisit au vol cette expression si particulière des visages féminins qu’il peint sur ses toiles.

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( « Etats d’âmes », © JM Robert )
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Il cherche à developper sa propre perception esthétique de la ruine. 

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Il peint des visages féminins anonymes qu’il choisit sur le net parce que, selon lui, ils témoignent de son époque. Auparavant, il compose sur la toile un fond abstrait, très coloré voir flachy, en s’inspirant des murs urbains des grandes villes avec des bouts de tag, du crépit, des affiches etc….

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( « La part du rêve », © JM Robert )

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Son style se caractérise surtout par une association très aléatoire entre le graphisme, le dessin et la peinture: il n’est donc ni figuratif ni abstrait, c’est plutôt une combinaison hasardeuse des deux. Ses sources d’inspiration sont les peintres du 20ème siècle, il suffit qu’il ouvre un livre sur ces peintres là, Basquiat, Pollock, Wahrol, mais aussi Picasso pour que son imagination se mette en marche.

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Certains peintres actuels l’inspirent également comme Ernest Pignon-Ernest ou des artistes du graffiti, du street art. Il aime la folie de Mr Brainwach qui investit un lieu complet du sol au plafond et présente ses oeuvres dans une atmosphère picturale et émotionnelle totalement décalée. Cela lui ressemble, pour exposer il a besoin de s’emparer des lieux et ainsi de mettre en situation ses oeuvres, il veut casser ce côté traditionnel que l’on voit dans les galeries…

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( « Tous les possibles, © JM Robert)

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Son inspiration personnelle, il la trouve dans les émotions fortes qu’il éprouves devant les ruines par exemple celles d’un immeuble ou d’une usine. L’impressionnent aussi les effets de salissure et de délabrement des murs urbains, les superpositions de différentes matières, peinture, crépit, papier tout cela mélangé, graté,arraché.

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En ce qui concerne sa/ses technique(s), il travaille beaucoup avec la spatule et d’autres outils semblables pour obtenir les effets de raclage, de dégradation qu’ilrecherche. Dans le travail des couleurs, il mélange la bombe avec l’acrylique, il y a vraiment des effets intéressants quand tout cela sèche. La réalisation du dessin, du graphisme est une partie très importante dans sa création. Il dessine « ses » visages à la main , il n’y a pas de pochoir, c’est une oeuvre unique, lorsqu’il redessine le même visage il est toujours différent.

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( « Sans se retourner », © JM Robert )

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Il souhaite créer des oeuvres qui tout en procurant des émotions au public, le perturbent et l’amènent à se poser des questions sur notre époque. Après, chacun fait son propre chemin avec ce qui le questionne le plus. Mais lorsqu’il peint, il ne se donne pas tel ou tel objectif en se demandant comment faire pour l’atteindre. Il peint avec sa sensibilité à tout ce qui le dérange et le pertube lui-même.

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Il s’est décidé à peindre et à coller dans la rue grâce à des collaborations avec d’autres street-artistes de Lyon, par exemple Big Ben. Au début, il avait du mal à se dire qu’il était possible de placer et d’abandonner une oeuvre dans la rue car il passe beaucoup de temps à préparer un collage qui risque de disparaître dans les heures ou les jours qui suivent. Il a fini par se faire fait à cette idée et il continue à poster dans la rue car il aime poser mes couleurs dans l’espace public et faire surgir « ses » visages face à ceux qui les croisent. C’est aussi une manière de faire plaisir aux personnes qui aiment l’art, le street art, en leur permettant de photographier son travail. L’idée qu’il voyage partout sur des blogs dans le monde entier est captivante .

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( « Elle comprit de suite », © JM Robert )

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Il cherche chaque jour pour faire évoluer son style. Et d’abord utiliser de nouvelles techniques, de nouvelles matières par exemple des résines pour jouer sur des teintes différentes. Et il va continuer à mettre en situation ses oeuvres.

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Il aime aussi peindre sur le mobilier car avec les volumes, les formes qu’il propose c’est une autre manière d’aborder la peinture. Pour lui c’est comme si le tableau se glissait sur le canapé ou la chaise.

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( « Elle releva le Défi », © JM Robert )

Sources :

http://www.artsper.com/fr/artistes

http://urbanart-paris.fr/2013/04/rencontre-expert-grafiti-sur-toile-jm-robert/

http://www.artistup.fr/articles/571/jm-robert-et-ses-visages-feminins-temoins-de-notre-epoque