L’un pour l’autre

La tentation d'écrire

Toi, je t’aime comme je n’ai jamais aimé et comme je n’aimerai pas. Tu es, et resteras seule, et sans comparaison avec nulle autre. C’est quelque chose de mélangé et de profond, quelque chose qui me tient par tous les bouts, qui flatte tous mes appétits et caresse toutes mes vanités. Ta réalité y disparaît presque. Pourquoi est-ce que, quand je pense à toi, je te vois souvent avec d’autres costumes que les tiens ? L’idée que tu es ma maîtresse me vient rarement, ou du moins tu ne te formules pas devant moi par cela. Je contemple (comme si je la voyais) ta figure toute éclairée de joie, quand je lis tes vers en t’admirant. – Alors qu’elle prend une expression radieuse d’idéal, d’orgueil et d’attendrissement. Si je pense à toi au lit, c’est étendue, un bras replié, tout nue, une boucle plus haute que l’autre, et regardant le…

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12 commentaires sur “L’un pour l’autre

  1. Mari dit :

    Très bon choix Ideelle!
    J’aime bien cette citation.
    Merci de ce partage!
    Belle journée à toi amie

  2. loisobleu dit :

    J’attache ces mots d’un noeud doux au masculin pour te les dédier !
    N-L – 24/09/16

  3. Pat dit :

    Au delà de l’amour il ressort de ces mots l’expression du pardon nécessaire à la poursuite de cet amour…ce qui le rend hors du commun.

  4. loisobleu dit :

    L’un pour l’autre
    sans maladresses

    chasse les maux qui seraient mal placés
    N-L 25/09/16

    • loisobleu dit :

      Dans les croisés on trouve pas que des cases blanches.

      • loisobleu dit :

        Hélas ! tout est sépulcre.

        Hélas ! tout est sépulcre. On en sort, on y tombe :
        La nuit est la muraille immense de la tombe.
        Les astres, dont luit la clarté,
        Orion, Sirius, Mars, Jupiter, Mercure,
        Sont les cailloux qu’on voit dans ta tranchée obscure,
        Ô sombre fosse Éternité !

        Une nuit, un esprit me parla dans un rêve,
        Et me dit : – Je suis aigle en un ciel où se lève
        Un soleil qui t’est inconnu.
        J’ai voulu soulever un coin du vaste voile ;
        J’ai voulu voir de près ton ciel et ton étoile ;
        Et c’est pourquoi je suis venu ;

        Et, quand j’ai traversé les cieux grands et terribles,
        Quand j’ai vu le monceau des ténèbres horribles
        Et l’abîme énorme où l’oeil fuit,
        Je me suis demandé si cette ombre où l’on souffre
        Pourrait jamais combler ce puits, et si ce gouffre
        Pourrait contenir cette nuit !

        Et moi, l’aigle lointain, épouvanté, j’arrive.
        Et je crie, et je viens m’abattre sur ta rive,
        Près de toi, songeur sans flambeau.
        Connais-tu ces frissons, cette horreur, ce vertige,
        Toi, l’autre aigle de l’autre azur ? – Je suis, lui dis-je,
        L’autre ver de l’autre tombeau.

        Victor Hugo

        Toujours sa Lumière quand celle du monde ordinaire pâlit.
        N-L – 28/09/16

      • ideelle dit :

        Ah Hugo !! ❤️

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