Connaissez-vous Monsieur Edouard Glissant ? 

.

.
Connaissez-vous Monsieur Edouard Glissant ? Moi, non ! Mais grâce à « Mon Grand », je vais dès ce soir combler cette lacune …
.

.


.

.
En effet, mon fils et sa classe participent à ce Colloque. Il m’a demandé d’attendre avant de partir plus avant dans la découverte de l’Oeuvre, de l’Homme, d’attendre cette journée et j’ai respecté sa demande mais je reviendrai vite vous en dire plus …. 

QU’EST-CE QUE LA BEAUTÉ ?

.

.
QU’EST-CE QUE LA BEAUTÉ ?
.

.
 » L’Univers n’est pas obligé d’être Beau, mais tout le monde admet que cet Univers offre la Beauté, tout commence par là … Et puis il y a l’Âme humaine qui répond à cette Beauté par la Création artistique !
.

.
L’Univers n’est pas obligé d’être Beau, et pourtant il est Beau, et c’est là que commence l’idée du Sens parce que l’on part d’instinct vers la Beauté. Allez dans une certaine Direction c’est déjà le commencement du Sens.
.

.
L’Univers nous fait signe pour dire qu’il y a un sens à cette création, et qu’il y a un sens à l’existence de chacun de Nous. »
.

.
[ François CHENG]
.

.
 » La Beauté c’est quand le Sensible, le monde Sensible, la Nature, semble avoir du Sens, quand Elle devient Intelligible. 
.

.
C’est pour cela que ce que je préfère moi, c’est l’Art musical, c’est la Musique, parce que c’est l’Art dans lequel il y a le moins d’images, le moins de mots, le moins de concept et en même temps c’est qui a, je trouve, le plus de sens.Donc, c’est cette tension entre le Sensible Pur, le Matériel et puis l’Intelligible, comme si la Musique avait un sens. Lorsque vous écoutez le 6ème prélude de Chopin, par example, c’est comme si vous racontiez une histoire à un enfant, mais il n’y a pas de mots, pas d’images, c’est donc du Pur Sensible, ce sont des vibrations sonores, et c’est comme ça nous parlait, comme si cela avait du sens. 
.

.
Mais cette rencontre du Sensible et de l’Intelligible, c’est ça qui fait la Beauté et donc ça a du Sens. C’est comme si, en tout cas, cela avait du sens. 
.

.

[ Luc Ferry ]
.

.

 » La Beauté, pour Moi, c’est un Projet …. c’est cette idée du cheminement, d’aller vers quelquechose, de chercher l’Harmonie … Comment dans quelquechose que l’on va percevoir comme une sorte de chaos, finalement, comment on va trouver l’Harmonie … Comment on va mettre les choses en place pour que tout ça soit « harmonieux. »
.

.
[ Abd Al Malik ]

.

.
 » Il faut déjà placer le Beau, c’est-à dire l’oeuvre d’Art, dans un contexte de communication sociale entre individus. Et dans cette communication on a à faire à des systèmes représentatifs, symboliques, qui peuvent être musicaux, plastiques, figurés. Cette communication touche la subjectivité, c’est une communication intersubjective distincte du langage, qui évoque des émotions et entraîne une synthèse singulière entre la raison et les émotions, qui envahi notre espace conscient. » 
.

.
[ Jean-Pierre Changeux ]

.

.

…. et qu’aurait bien pu répondre Malraux, selon Sophie Doudet …
 » Il aurait sans doute lié la Beauté et l’Amour, et parlé de nécessité. Souvent les mots qui reviennent dans les textes de Malraux sont : on aime une personne non pas précisement parce ce qu’elle est belle, mais parce ce qu’elle nous est nécessaire. Mais il y a une équation entre cette nécessité, et à mon sens il y a à la fois ce qui relève d’une révélation et en même temps d’une reconnaissance. C’est-à-dire à la fois un étonnement devant la chose qui nous émeut et en même temps le fait que peut-être un peu de façon platonicienne, on a un souvenir et l’on reconnaît cette chose, comme si on l’avait finalement oubliée et qu’elle réapparaissait….. 
Je vois une belle oeuvre d’art, une belle personne, un bel homme, une belle femme, et je me souviens d’autan …. ? 
… Ou je reconnais quelquechose dont j’avais l’intuition ou que j’attendais …. un Désir peut-être … 
*****************************************
La Beauté …. c’est le Désir, l’Harmonie, l’Emotion, le Sens ….
*****************************************

(Propos extrait de « La Grande Librairie », du 17/11/16)
                             ❤❤❤

 

Et pour VOUS ? QU’EST-CE QUE LA BEAUTÉ ? 

.

.

Collection « Textes d’Art »: San Art, Red Lybellula »

Bon Jour, Bon jour ❤

Aujourd’hui j’ai envie de vous faire un blog très intéressant, riche et varié, sur lequel j’aime beaucoup me « promener » …

J’ai choisi de vous y faire entrer par une porte particulière : Le light painting.

Alors, suivez la lumière ….

Rich and Co Editions

red lybellula

« Red Lybellula », light painting,  ou quand la libellule apparaît comme un symbole de métamorphose et de transformation, inspirant ceux qu’elle guide à opérer les changements nécessaires pour réaliser leur potentiel. »

San Art

    Le light painting (littéralement peinture de lumière) est une technique de prise de vue photographique. Elle consiste à utiliser un temps d’exposition long dans un  environnement sombre et en y déplaçant une source de lumière. Tout ce qui est exposé à la lumière ou toutes sources lumineuses resteront alors imprimées sur la photo.

San Art


Site officiel de San Art (cliquez sur l’image pour accéder au contenu)

site San Art Rich and Co Editions


Page Facebook San Art Picture

page fb San Art Rich and Co Editions


Modèle Mélanie O (cliquez sur l’image ci-dessous pour avoir plus d’informations)

Melanie-O-rich-and-co-editions

Retour Page d’Accueil

View original post

JM ROBERT

(« Nouveaux rivages »,  © JM Robert)

.

.
Il y a longtemps, bien trop longtemps, que pour un tas de « fausses-bonnes » raisons, je ne me suis plus rendue en expo …. 

.

L’une des « Bonnes résolutions » que je n’ai pas prises est, devrait être, d’y retourner, le manque étant de plus en plus profond, de plus en plus puissant ….

.

Alors voilà, un petit pas …. d’araignée ?, en commençant par … LA toile 😜

.

Et j’ai choisi de vous faire découvrir mon coup de ❤ du jour, un jeune artiste plus que prometteur : 

.

.

                     JM ROBERT 

.

JM Robert, ou Jean-Maxime ROBERT, est né en 1988 et est originaire de Mâcon. 

.

Il commence à s’intéresser à la peinture très jeune, influencé par le Pop-Art et l’Art Urbain. Après des études d’art à Paris (brevet des métiers d’art) il se consacre à la peinture à plein temps, en peignant sur toile, mobilier et dans la rue, et ce en imitant les effets de patine, de salissure et de dégradation qu’il observe sur les façades d’immeubles.

.


( « Destinée », © JM Robert)

.

.
Grattage, pochoirs, pinceaux, bombes de peinture, coulures, les techniques et les supports de JM Robert sont très diversifiés.

.

Ses fonds abstraits de couleurs vives, flashy, qui reprennent les effets des murs urbains, contrastent avec le noir du graphisme par lequel il saisit au vol cette expression si particulière des visages féminins qu’il peint sur ses toiles.

.


( « Etats d’âmes », © JM Robert )
.

.
Il cherche à developper sa propre perception esthétique de la ruine. 

.

Il peint des visages féminins anonymes qu’il choisit sur le net parce que, selon lui, ils témoignent de son époque. Auparavant, il compose sur la toile un fond abstrait, très coloré voir flachy, en s’inspirant des murs urbains des grandes villes avec des bouts de tag, du crépit, des affiches etc….

.


( « La part du rêve », © JM Robert )

.
Son style se caractérise surtout par une association très aléatoire entre le graphisme, le dessin et la peinture: il n’est donc ni figuratif ni abstrait, c’est plutôt une combinaison hasardeuse des deux. Ses sources d’inspiration sont les peintres du 20ème siècle, il suffit qu’il ouvre un livre sur ces peintres là, Basquiat, Pollock, Wahrol, mais aussi Picasso pour que son imagination se mette en marche.

.

Certains peintres actuels l’inspirent également comme Ernest Pignon-Ernest ou des artistes du graffiti, du street art. Il aime la folie de Mr Brainwach qui investit un lieu complet du sol au plafond et présente ses oeuvres dans une atmosphère picturale et émotionnelle totalement décalée. Cela lui ressemble, pour exposer il a besoin de s’emparer des lieux et ainsi de mettre en situation ses oeuvres, il veut casser ce côté traditionnel que l’on voit dans les galeries…

.

( « Tous les possibles, © JM Robert)

.
Son inspiration personnelle, il la trouve dans les émotions fortes qu’il éprouves devant les ruines par exemple celles d’un immeuble ou d’une usine. L’impressionnent aussi les effets de salissure et de délabrement des murs urbains, les superpositions de différentes matières, peinture, crépit, papier tout cela mélangé, graté,arraché.

.

En ce qui concerne sa/ses technique(s), il travaille beaucoup avec la spatule et d’autres outils semblables pour obtenir les effets de raclage, de dégradation qu’ilrecherche. Dans le travail des couleurs, il mélange la bombe avec l’acrylique, il y a vraiment des effets intéressants quand tout cela sèche. La réalisation du dessin, du graphisme est une partie très importante dans sa création. Il dessine « ses » visages à la main , il n’y a pas de pochoir, c’est une oeuvre unique, lorsqu’il redessine le même visage il est toujours différent.

.


( « Sans se retourner », © JM Robert )

.

Il souhaite créer des oeuvres qui tout en procurant des émotions au public, le perturbent et l’amènent à se poser des questions sur notre époque. Après, chacun fait son propre chemin avec ce qui le questionne le plus. Mais lorsqu’il peint, il ne se donne pas tel ou tel objectif en se demandant comment faire pour l’atteindre. Il peint avec sa sensibilité à tout ce qui le dérange et le pertube lui-même.

.

Il s’est décidé à peindre et à coller dans la rue grâce à des collaborations avec d’autres street-artistes de Lyon, par exemple Big Ben. Au début, il avait du mal à se dire qu’il était possible de placer et d’abandonner une oeuvre dans la rue car il passe beaucoup de temps à préparer un collage qui risque de disparaître dans les heures ou les jours qui suivent. Il a fini par se faire fait à cette idée et il continue à poster dans la rue car il aime poser mes couleurs dans l’espace public et faire surgir « ses » visages face à ceux qui les croisent. C’est aussi une manière de faire plaisir aux personnes qui aiment l’art, le street art, en leur permettant de photographier son travail. L’idée qu’il voyage partout sur des blogs dans le monde entier est captivante .

.


( « Elle comprit de suite », © JM Robert )

.

Il cherche chaque jour pour faire évoluer son style. Et d’abord utiliser de nouvelles techniques, de nouvelles matières par exemple des résines pour jouer sur des teintes différentes. Et il va continuer à mettre en situation ses oeuvres.

.

Il aime aussi peindre sur le mobilier car avec les volumes, les formes qu’il propose c’est une autre manière d’aborder la peinture. Pour lui c’est comme si le tableau se glissait sur le canapé ou la chaise.

.


( « Elle releva le Défi », © JM Robert )

Sources :

http://www.artsper.com/fr/artistes

http://urbanart-paris.fr/2013/04/rencontre-expert-grafiti-sur-toile-jm-robert/

http://www.artistup.fr/articles/571/jm-robert-et-ses-visages-feminins-temoins-de-notre-epoque

ASLI ERDOGAN 

.

.
ASLI ERDOGAN
.

.


.

.
Aujourd’hui sera jugée l’écrivaine turque Asli Erdogan, 50 ans. Elle Risque la reclusion à perpetuité, le regime d’Ankara l’accuse de « propagande terroriste ». 
.

.
En réalité se sont ses textes qui sont en cause. Des romans courts et incisifs, des chroniques dans lesquelles elle défend le droit des Femmes en Turquie, les libertés publiques, la reconnaissance du génocide arménien, ou encore la cause des kurdes …
.

.
 » Je suis entre les mains d’un pouvoir très puissant qui se moque de la Vie Humaine, c’est ce que j’appelle un régime totalitaire. Voilà ce à quoi ça ressemble … Donc, j’ai arrêté de penser au Futur, en regardant l’Avenir objectivement, que peut-il m’arriver ? La prison ? L’Exil ? Ou peut-être être poignardée dans la rue par un nationaliste de 19 ans …. Les options ne sont pas très prometteuses, j’ai arrêté d’y penser …. « Ils » me diront ce que je dois faire, et je devrai le faire …. Mais j’espère quand même des excuses, peut-être après ma mort ….  » 

.

.
Je vous invite à lire Asli Erdogan, une façon de la soutenir, de nous tenir à ses côté, d’être plus fort que les tyrans … 
.

.

MERCI …

Réparer les Vivants

REPARER LES VIVANTS

.

.

Pourquoi avoir choisi ce Roman ?
.

Depuis 2014, j’avais inscrit ce roman sur ma liste d’envies … J’ai beaucoup aimé la façon dont Maylis de Kerangal le défendait et la liste des prix qui lui ont été décernés n’a fait que renforcer mon envie. Mais, ma pile de livres en attente étant déjà conséquente, ce roman restait en attente ….

.
En juillet dernier, j’ai décidé de m’inscrire à La Kube, peut-être connaissez-vous le concept ? Peut-être y êtes vous inscrits ? (J’en parlerait plus longuement dans un prochain article 😉).
.

Je me suis donc inscrite à La Kube et le tout premier livre qui m’a été adressé fut « Réparer les vivants ». Livre choisi par un libraire indépendant qui ne me connaissait qu’à travers ma fiche d’inscription. 

.

.

.

.
4ème de couv.

.

.
«Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps.» 
.

.
Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

.

.
Résumé :
.

.
Au Havre, un jeune homme de Simon Limbres, rentre d’une session de surf avec ses amis Christophe et Johann lorsqu’un un accident survient. Le jeune homme est projeté contre le pare brise, et sous l’effet du choc son cerveau subit des lésions importantes, irréversibles qui le mènent à un coma dépassé, à une mort cérébrale.

.

.
S’ensuit la question, pour les parents, du don d’organes. Puis la valse des médecins, entre le donneur et les autres patients …

.

.

QUELQUES EXTRAITS :

.
.
 » Ils vont s’éloigner mais Marianne se retourne une dernière fois vers le lit et ce qui la fige sur place est la solitude qui émane de Simon, désormais aussi seul qu’un objet, comme s’il s’était délesté de sa part humaine, comme s’il n’était plus relié à une communauté, inséré dans un réseau d’intentions et d’émotions mais errait, métamorphosé en une chose absolue, Simon est mort, elle se prononce ces mots pour la première fois, épouvantée soudain, cherche Sean qu’elle ne voit pas, se précipite dans le couloir, le découvre prostré accroupi contre le mur, lui aussi irradié par la solitude de Simon, lui aussi certain de sa mort à présent. Elle s’accroupit devant lui, cherche à soulever sa tête en plaçant ses mains en coupe sous sa mâchoire, viens, viens, partons d’ici – ce qu’elle voudrait lui dire c’est : c’est fini, viens, Simon n’existe plus. »
 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 » Que deviendra l’amour de Juliette une fois que le cœur de Simon recommencera à battre dans un corps inconnu, que deviendra tout ce qui emplissait ce cœur, ses affects lentement déposés en strates depuis le premier jour ou inoculé ça et là dans un élan d’enthousiasme ou un accès de colère, ses amitiés et ses aversions, ses rancunes, sa véhémence, ses inclinations graves et tendres ?

.

Que deviendront les salves électriques qui creusaient si fort son cœur quand s’avançait la vague ?  »

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

.

.
MON AVIS, MON RESSENTI  :
.

.
Je découvre là quelque chose qui m’arrive pour la toute premiière fois : je ne sais pas si j’aime ou si je n’aime pas ce livre ! 

.

.
Il est très bien écrit, fort bien documenté et colle au plus près de la réalité.
.

.
Il aborde un sujet très important qui reste effrayant aux yeux du plus grand nombre d’entre nous …
.

.
Et malgré tout, en refermant le livre, j’ai une immense sensation d’attente, de plus, de frustration …
.

.

… je n’ai d’ailleurs aucune envie d’aller voir le film ! 
.

.
Je pourrai donc en tirer la conclusion que je n’ai pas aimé et pourtant,  j’y trouve tellement de point positif ….
.

.
Je crois que je vais le ranger dans la bibliothèque pour le relire dans quelques temps, histoire de pouvoir enfin trancher !